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Braconnage

Si la truite représente aujourd’hui une ressource alimentaire marginale, il n’en était pas de même dans le passé. En effet, les habitants des villages de l’intérieur de l’île (la majorité de la population jusqu’au milieu du XXe siècle) ont toujours considéré la truite comme un aliment très important pour varier les repas – car c’était très souvent le seul poisson consommé –, et également comme un mets très prisé pour les fêtes de famille (mariages, baptêmes…).

Aussi, comme dans d’autres régions de France, il n’était pas rare que des filets soient posés, que des parties de pêche à la main soient organisées… pour satisfaire les besoins de tout un chacun. Eu égard à la pauvreté qui sévissait alors dans l’île, peut-on vraiment en vouloir à ces gens qui pêchaient pour manger ?

En revanche, à partir des années 1970 environ, le braconnage a le plus souvent été pratiqué à des fins commerciales. Les braconniers ont alors cherché à améliorer leur « équipement » et ainsi des engins de pêche prohibés tels que les dynamos… ont fait leur apparition. Cette évolution du braconnage a été très néfaste aux populations de truite. En effet, ces nouveaux engins, légers et efficaces, permettent aux « malfaiteurs » de prélever des quantités de poisson très importantes en quelques heures et dans les lieux les plus reculés… où vit la macrostigma.

De plus, il ne faut pas oublier certains pêcheurs à la canne qui ne respectent pas la réglementation (à savoir, en Corse : 10 truites, d’une taille minimum de 18 cm pour les rivières et 23 cm pour les lacs, par jour et par pêcheur).